Publicité
Publicité
ActualitéEvènementPolitique

Bénin: Wilfried Léandre Houngbédji justifie le maintien de la fermeture des lieux de culte

Selon les propos de Wilfried Léandre Houngbédji, on peut pas comparer l’école aux lieux de culte, aux bars et buvettes. « Aller dans un bar, ça agrémente la vie d’une certaine façon, mais est ce que c’est indispensable? Aller à l’école c’est indispensable pour bâtir l’humain, passer son examen, valider son année, c’est indispensable pour progresser. Aller à l’église, à la mosquée ou au couvent, c’est un choix individuel qui relève plus même de la vie privée que publique », a-t-il expliqué.

Pour le Directeur de la communication à la Présidence du Bénin, Dieu lui-même est en mesure de comprendre l’attitude du fidèle qui manque l’église parce qu’il veut respecter les prescriptions de son gouvernement. « Si Dieu est magnanime, il comprend très bien que celui qui ne vient pas à la mosquée, n’est pas à l’église, celui qui ne va pas au couvent parce qu’il respecte les mesures prescrites par son gouvernement, celui là est un bon citoyen; celui là est un fils de Dieu comme on le dit; et Dieu lui pardonnerait de ne pas se présenter alors même que les conditions ne sont pas réunies », a-t-il affirmé.

Limiter au maximum les risques de contaminations

Plus loin dans ses explications, Wilfried Léandre Houngbédji évoque le risque que créerait l’ouverture des églises et autres lieux de culte. Il estime que la mesure d’interdiction des rassemblements de 50 personnes seraient très difficiles à mettre en oeuvre dans le milieu religieux. « Si on ouvre les églises, les mosquées actuellement, et que le prêtre qui dit la messe, l’imam qui dirige la prière se met à la porte et dit : « pas plus de 50 personnes dedans »; mais vous avez 200, 500 qui arrivent, qui bousculent et qui rentrent, pensez-vous que la police irait jusqu’à l’intérieur pour sortir les gens?…Cela ne donnerait pas une bonne image de nous, c’est pour ça on ne prend aucun risque », a-t-il déclaré.

« Dans le milieu religieux, que vous soyez à l’église ou à la mosquée, les risques de promiscuité sont encore plus prononcés qu’à l’école. Vous vous retrouvez à 500, à 1000 et plus…Ils vont s’y retrouver, s’agglutiner, les frottements… Et puis vous créez là un foyer involontaire et qui peut peut-être causer de nouveaux cas », Wilfried Léandre Houngbédji.

A l’en croire, la situation est sous contrôle, mais le gouvernement ne veut pas prendre trop de risque. « On ne banalise pas les faits, on ne les exagère pas. Mais on ne prendra pas plus de risque qu’il en faut », a-t-il déclaré.

Publicités

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page