CÉLÉBRATION DE L’AN UN DE RÈGNE

CÉLÉBRATION DE L’AN UN DE RÈGNE

CÉLÉBRATION DE L’AN UN DE RÈGNE

Sa Majesté NANAN KASSI ANVO MICHEL Roi des Baoulé 28 Mars 2019, 28 Mars 2020, voilà un an que la cérémonie de mon accession au trône de notre Royaume a eu lieu ; mettant ainsi fin à 13 longues années de vacance et d’incertitudes.

D’entrée de propos je voudrais manifester mon infinie reconnaissance à toutes celles et ceux, illustres et anonymes qui ont permis, par leurs prières, actes, présences, soutiens de tous ordres et de tout instant, la tenue de cette cérémonie d’intronisation.Je voudrais aussi m’incliner devant la mémoire de tous nos chers compagnons disparus, absents à ce premier anniversaire.

Que les membres de leurs familles, encore vivants, reçoivent ici et maintenant le témoignage de mon infinie reconnaissance. En effet, le contexte actuel déjà marqué par l’enjeu des élections à venir dont on percevait très fortement l’impact sur le fonctionnement de tout le tissu social, s’est vu aggravé par la pandémie généralisée du Coronavirus.

Je mesure dans une telle situation la responsabilité qui est la nôtre ; aussi, je joins ma voix, à celles des autorités et de toutes les personnes qui luttent contre cette urgence sanitaire pour nous éviter des drames encore plus grands qui hélas ont déjà lieu.

Je soutiens donc sans faille les mesures prises par les autorités pour stopper, voire éradiquer ce mal. Je voudrais aussi manifester ma proximité et ma compassion à toutes les familles endeuillées, à tous ceux qui par ces temps d’épreuve voient leurs moyens de subsistance se réduire et même disparaître et souhaiter, pour ces derniers cités, que des mesures de soutien de leur secteur d’activité soient effectives.Quel sens alors donner à une commémoration d’anniversaire dans un tel contexte ?

On peut légitimement même se poser la question de son opportunité.Je voudrais pour ma part, convaincu que c’est un moment fort opportun et dénué donc de tout opportunisme, le saisir pour appeler, inviter, encourager à ce que nous gardions, tous ensemble et sans exclure personne, le Cap.

Quel est ce Cap ?Souvenons-nous que notre peuple a, récemment et dans un passé lointain, connu de grandes tribulations et défis qu’il a toujours su et pu relever. Il nous faut donc, face à cette adversité permanente et multiforme, savoir être prêts et être à la hauteur pour les surpasser ; et même désormais les voir comme des opportunités qui questionnent notre ferme volonté de se penser et saisir comme une seule entité et avancer tous ensemble sans exclusive.

Notre résilience est à ce prix. Dans cet élan, je nous exhorte à contribuer à bâtir l’unité, la paix et le développement de nos communautés, terroirs, zones qui nous ont accueillis au plan national et à l’extérieur des frontières du pays.Bâtir l’unité, constitue la première marche que nous devons franchir ensemble ; ce sera le plus grand marqueur de tout ce que nous ferons .

Ensemble, nous gagnerons toujours, désunis, nous sommes voués aux échecs et même à disparaître ; l’unité n’est donc pas une option c’est une exigence à laquelle nul ne peut et ne doit se soustraire.Bâtir la paix, c’est le droit accepté, reconnu et protégé, à l’autre d’exister, de prospérer, de vivre. Je demande un engagement réciproque et de tous les instants à être dans la paix et signe de paix. Trop de divisions en notre sein, il nous faut donc travailler inlassablement à éteindre tous les foyers de tensions, de conflits.

J’attache donc du prix à tout effort dont le but réel est de construire et veiller sur cette paix entre tous. Rappelons-nous simplement que pour ce pays la paix est devenue une seconde religion et qu’il a vocation à être un « HAVRE DE PAIX » comme l’a toujours voulu notre illustre fils et premier président Félix Houphouët-Boigny.

Nous avons, et plus que quiconque à en être les garants et promoteurs. Bâtir le développement de nos communautés, de nos terroirs, des zones d’accueil en et hors de Côte d’Ivoire ; le Pape Paul VI, a signifié en 1964 aux Nations Unies, à travers une formule devenue célèbre, que « Le développement est le nouveau nom de la paix » ; pour lui, combattre la misère et lutter contre l’injustice, c’est travailler à la construction de la paix. A sa suite, le président FHB répétait inlassablement cette formule : « la paix, préalable à tout développement ».

Ces deux déclarations qui relèvent le lien quasi-inséparable entre la Paix et le Développement, constituent ma ligne de conduite. Il nous faut donc continuer à donner à nos populations, à celles qui nous ont accueillis, à ce pays tout ce que nous savons faire pour qu’il y ait un développement partagé, soucieux des générations actuelles et futures.

Plus que des actes, le développement doit être une idée, une manière de faire, d’être.Chers compatriotes voici le sens que je veux donner à la commémoration à ce premier anniversaire de règne ; garder le cap et s’engager ensemble à le réaliser.Contribuons donc, ensemble à bâtir l’unit ,la paix et le développement partagéFait à Sakassou, le 28 mars 2020Sa Majesté Nanan Kassi Anvo MichelRoi des Baoulé

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JN