Côte d’Ivoire : Adou Richard explique l’affaire du jeune décapité à Daoukro

Le Procureur de la République, Adou Richard Christophe était l’invité du Life Talk de la chaîne Life TV, ce mercredi 9 décembre 2020. Sur le plateau de  Life Talk, il a expliqué le fonctionnement de la justice ivoirienne et réagir sur certains points saillants de l’actualité judiciaire.

Dans les locaux de Life TV ce mercredi 9 décembre, le magistrat est revenu sur les récentes violences enregistrées lors des élections présidentielles d’octobre 2020 notamment celles de la localité de Daoukro et du fameux Gbaka (bus) vert de la commune de Yopougon qui avait à son bord des jeunes avec des machettes et objets blessants.

Depuis, force est de constater, que les auteurs des atrocités dans la localité de Daoukro ainsi que le propriétaire du gbaka vert n’ont pas été présentés par la justice ivoirienne.

Brandissant  que la Côte d’Ivoire demeure un pays de droit, Adou Richard a expliqué que les enquêtes étaient toujours en cours : «  (…) On n’a parlé de certaines personnes reconnues sur des vidéos. Mais, je vous assure que même si ces personnes viennent, et qu’elles se tapent la poitrine pour dire : « je l’ai fait », c’est un aveu. Mais l’aveu, en droit on dit c’est la reine des preuves mais ce n’est pas une preuve parfaite. La personne qui avoue aujourd’hui, peut dire demain ‘’je n’avoue pas’’. Donc il faut une enquête. Il faut rassembler des indications, faire des autopsies, entendre des témoins », a-t-il déclaré avant d’ajouter que : « Pour que ce travail soit bien fait, il faut qu’il soit minutieux  ».

Pour ce qui concerne l’incident de Daoukro qui a enregistré une victime décapité, le Procureur Adou Richard a également indiqué que les enquêtes se poursuivaient. Il a aussi  promis que ces atrocités ne resteront pas impunies.

«  Les enquêteurs sont sur place. Les victimes, les témoins, les parents des victimes ont commencé à être entendus, des arrestations ont commencé à être procédées, il y a des personnes qui sont en détention ici à Abidjan. Ce n’est pas fini ! Ces atrocités ne resteront pas impunies ».

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