Côte d’Ivoire : les gardes pénitentiaires en grève depuis ce mardi, les raisons

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Le mardi 16 mai 2023, les gardes pénitentiaires de Côte d’Ivoire ont décidé d’être à leurs lieux de travail, en arborant des bandeaux rouges à l’avant-bras.

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Selon afrikipresse.fr, Il s’agit pour eux d’afficher leur mécontentement face à ce qu’ils qualifient de «non-respect par la tutelle des engagements pris», concernant leur condition de vie et de travail. Interrogé, le ministère de la Justice et des libertés publiques a calmé le jeu, en refusant d’étaler le linge sale sur la place publique.

La décision d’exprimer le mécontentement par cette voie a été prise le samedi 13 mai 2023, à l’issue d’une Assemblée Générale Extraordinaire du Collectif des Syndicats du Personnel Pénitentiaire de Côte d’Ivoire (Synapapci-Syapci-Synapci) qui a eu pour cadre l’annexe de l’INFJ (Institut National de Formation Judiciaire) de la Maca, (Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan).

Lors des travaux, les gardes pénitentiaires ont conclu à l’unanimité que les engagements pris par leur tutelle qui est le ministère de la Justice et des droits de l’Homme, relativement à la grève du 18 août 2021, n’ont nullement été respectés. Les différents points d’accord étaient entre autres, l’octroi des tenues, la revalorisation des taux de bail, leur paiement effectif, l’octroi d’un statut particulier et la mise en place d’une intendance avec un régisseur payeur.

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Selon les travailleurs, de la date du 30 octobre 2021 à ce jour, les accords n’ont pas été respectés. Cela est la cause du mécontentement de ce mardi 16 mai 2023 qui est la première des actions prévues si rien n’est fait.

Lors de cette assemblée générale extraordinaire, ils ont dans un premier temps, décidé du port, le mardi 16 mai 2023, d’un bandeau, ou brassard rouge par l’ensemble du personnel pénitentiaire en service dans les établissements pénitentiaires, dans les délégations et dans les services détachés sur l’ensemble du territoire ivoirien dans l’exercice de leurs activités, sans interruption de travail. Ils comptent aussi procéder, le 20 mai 2023 à une conférence de presse si les points ci-dessus relatés ne sont pas satisfaits.

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Ils se réservent aussi le droit de la levée de la suspension de la grève intervenue en août 2021, si les points ci-dessus relatés ne sont pas satisfaits dans un délai maximum d’un (1) mois à compter du 20 mai 2023.
Ils avaient également lancé un appel à l’attention des autorités et des acteurs impliqués dans la gestion des questions relatives au personnel pénitentiaire de Côte d’Ivoire, sans oublier d’inviter l’ensemble du personnel pénitentiaire à rester mobilisé et à l’écoute.
Pour terminer la séance, le national, Diakité Oumar au nom des Secrétaires Généraux nationaux avait remercié la forte mobilisation des syndiqués. Il les avait aussi invité à la discipline, au respect de la hiérarchie et des règles d’éthique et de déontologie qui régissent l’exercice de l’activité pénitentiaire.
Pour sa part, au nom du ministère de la Justice et des droits de l’Homme, le directeur du cabinet qui pilote le dossier, s’est montré rassurant. En effet, interrogé ce mardi 16 mai 2023, il a assuré d’une prise en charge de la question. Pour lui, ce n’est pas dans la presse que se traite ce type de problèmes.
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Le collaborateur du garde des Sceaux a assuré que le ministère est en train de traiter ces problèmes. Il a même révélé qu’une réunion était prévue avec les syndicats et agents.
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