Côte-d’Ivoire : Quel modèle d’alternance démocratique ? Par Nestor Koffi

Côte-d’Ivoire : Quel modèle d’alternance démocratique ? Par Nestor Koffi

Depuis la date de l’indépendance du 7 Août 1960, notre chère Côte-d’Ivoire, n’a jamais goûté à la saveur de l’alternance démocratique , passant par une passation de charge entre un Président tenant du pouvoir, et son successeur.

Est-ce une malédiction , si oui, comment faut-il la conjurer pour connaître une alternance démocratique serait on tenté de se demander.?

La problématique de l’exercice du pouvoir politique en Afrique d’une manière générale ,et singulièrement en Côte-d’Ivoire , réside dans le fait que nos institutions sont faibles à cause des interprétations que chacun veut donner à la loi fondamentale, comme ça l’arrange.

La préoccupation de la plupart des dirigeants africains , c’est de tout faire pour avoir selon leur désir, une loi fondamentale à géométrie variable, pour des interprétations erronées qui souvent engendrent des crises avec son cortège de désolations.

La loi fondamentale qu’on doit sacraliser ne doit pas souffrir d’interprétation de mauvaise foi.
Pour rendre une institution forte , il faut que le droit soit dit.

Cela ne doit pas faire l’objet d’une interprétation confligène quelconque , elle doit être claire et concise.

À ce sujet , nous sommes tentés de nous demander combien de mandats faut-il pour qu’un président africain quitte le pouvoir démocratiquement.?

Est-ce les deux mandats sont faits pour un président africain ou plus?

Pourquoi ne pas mettre une constitution de 3 mandats , une bonne fois pour toute , afin que celui qui vient sache une bonne fois pour toute , qu’il n’a pas le droit de toucher à la constitution ni de gouverner par ordonnance sans soumettre la question au peuple souverain.? Légiférer par ordonnance donne trop de pouvoir au point d’en abuser.

Donc, Quel modèle de démocratie qui s’adapte à la culture africaine pour ne plus qu’un citoyen ne meurt pour des élections. ?Pourquoi tant de passion qui n’a plus de limites et qui pousse à l’extrémisme fatal ?

Les crimes odieux sans noms en cours en Côte-d’Ivoire, nous interrogent et nous interpellent tous.

Pourquoi tant de haine, qui font que , au lieu d’avoir des adversaires politiques , tous se traduisent voire se transforment en ennemis , et engendrent des conflits armés semant la désolations voire le chaos, ce n’est pas acceptable pour des simples élections.

C’est la mort en lieu et place des débats d’idées.
La période que nous sommes en train de vivre en Côte-d’Ivoire, impose une transition pour panser les plaies et ramener la paix durable dans un dialogue politique inclusif.
Sans le respect de la loi fondamentale, la démocratie est mise à mal et l’état de droit n’existe pas, donc pas de développement durable possible.

Le développement rime avec l’état de droit, c’est le gage qui rassure les bailleurs pour tout investissement.

On ne peut pas décapiter une constitution par devoir ou cas de force majeure, car tout le le monde est utile dans une nation démocratique, mais nul n’est indispensable.
Aujourd’hui , le troisième mandat anticonstitutionnel de Monsieur Dramane Ouattara est le problème qui mine et divise la Côte-d’Ivoire.

Aucune personne sensée démocrate, ne peut féliciter Sieur Dramane Ouattara dans sa forfaiture et son non respect congénital des lois.
C’est un monsieur en conflit permanent avec la constitution.

En plus , c’est la criminalité galopante sous son règne qui est encore plus déconcertante avec sa cynique gouvernance de rattrapage ethnique qui est sa marque de fabrique.
On est tenté de dire que c’est le grand loup dans la peau de l’agneau qu’on a introduit dans la bergerie.

Il faut connaître l’individu, son appartenance angélique n’est que fausseté patentée.
Ses mirifique mensonges est une manière matoise d’embobiner les autres.

Voilà pourquoi , peuple de Côte-d’Ivoire doit résister pour le faire partir comme ça l’a été au Soudan, en Algérie, en Roumanie, au Burkina et tout récemment au Mali voisin. Sans oublier que le peuple Tunisien s’est indigné quand le jeune s’est immolé, c’est ce qui a soulevé le peuple en colère appelé le printemps arabe qui a fait chuter le régime tenant du pouvoir.

Peuple de Côte-d’Ivoire personne ne viendra faire ton bonheur à ta place. Plusieurs des nôtres sont tombés pour leur noble combat légitime de la liberté. Allons nous baisser les bras, sans penser à nos frères tombés ? À chacun de nous face à son examen de conscience qui doit penser à celui qui a été décapité dont la tête a servi de ballon de football. Peuple souverain Ivoirien,

Seule ta détermination sauvera ta nation .
Pour cela , il faut une union sacrée de tous les Ivoiriens autour du Président HKB , qui joue très bien sa partition dans ce rude combat de décapitation des manifestants aux mains nues sans vergogne , par le régime tenant du pouvoir avec les arrestations et poursuites arbitraires rampantes.

Peuple de Côte-d’Ivoire , c’est ton devoir de défendre ta constitution, c’est une obligation pour ta liberté.
Le comité de veille

Par Ivoirebusiness

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