Décès Hamed Bakayoko: Il nous disait qu’il fallait garder à l’esprit la possibilité d’une mort rapide et brutale

Décès Hamed Bakayoko: Il nous disait qu’il fallait garder à l’esprit la possibilité d’une mort rapide et brutale

Décédé le 10 mars dernier des suites d’um cancer de foie figurant. Hamed Bakayoko était le Premier ministre, ministre de La Défense ivoirienne.
Les obsèques de celui qu’on appelle « le Golden Boy » ont débuté le lundi 15 mars avec un hommage de la nation avec la présence de plusieurs personnalités internationales. A cette occasion, l’un des fils d’hamed  Bakayoko a fait une déclaration très touchante. Ci-dessous, les propos transcrits:

Nous avons choisi de vous parler d’une valeur qui lui tenait à cœur : humilité. Dans un monde aussi matérialiste, cette vertu est hélas confondue avec de la faiblesse. Mais papa ne cessait de nous rappeler que l’humilité est une invitation au respect des différences et à plus de modération pour maintenir l’harmonie autour de soi.

D’ailleurs, cette valeur lui a été unanimement reconnue. Nous en étions les premiers admiratifs. Ensuite, il nous disait tout le temps qu’il fallait profiter de la vie en acceptant les moments de joie et les épreuves. Papa ne se plaignait jamais, quel que soit ce qui lui arrivait.

Lire aussi: Voici comment le cops d’Hamed Bakayoko est arrivé à Séguéla

Toujours souriant, taquin et débordant d’énergie. Il ne laissait jamais transparaitre des signes de faiblesse ou de déception. Aujourd’hui, c’est grâce à cette perception de la vie qu’il nous a inculquée qu’on se tient debout face à vous. Il nous a toujours appris à rester forts. Il était notre pilier, notre bouclier, notre héros. On a eu du mal à se résoudre à son départ de l’autre côté. Mais Dieu maitre du temps et des circonstances en a décidé ainsi. On ne peut que se soumettre à sa volonté.

Il nous disait qu’il fallait garder à l’esprit la possibilité d’une mort rapide et brutale

Il nous disait qu’il fallait garder à l’esprit la possibilité d’une mort rapide et brutale. C’est pour cela qu’il nous exhortait à vivre chaque instant pleinement sans regret comme il le faisait si bien d’ailleurs. Parce qu’il savait que la grande faucheuse (la mort : ndlr) pouvait survenir à tout moment. C’est exactement de cette manière que tu nous as quittés papa. Sans aucun signe, tu nous as tous doublés.

Voir aussi: Hamed Bakayoko avant sa mort, s’est confié à son aide de camp

Telle était ta philosophie. Vivre pour les autres, mourir seul. Il insistait toujours sur le fait qu’il est nécessaire d’accepter les épreuves que la vie nous envoie parce qu’elles ne servent qu’à nous fortifier. Il ne faut pas trop chercher d’explication car Dieu seul a la réponse. Toute douleur, aussi intense soit-elle, passera un jour, quel que soit le temps que ça prendra. Il croyait fortement en la providence divine.

Publicités