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ÉCONOMIE /LE PRÉSIDENT DE LA BANQUE AFRICAINE DE DÉVELOPPEMENT TORPILLÉ ?

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Pour l’élection du président de la Banque africaine de développement (Bad), prévue en aout 2020, les avis divergent sur le mode opératoire. Le vote formel à bulletin secret fait l’unanimité pour cette élection. Mais là où il y a blocage, c’est comment recueillir les voix. Pour certains actionnaires hors de l’Afrique, le vote peut se faire simplement par voie électronique. En face d’eux, les partisans d’Akinwumi Adesina, président sortant, qui soutiennent que le vote soit physique. La Bad compte 54 pays membres africains et 26 autres non africains.

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A l’approche de cette élection, une affaire semble entacher l’image du seul candidat en lice. Le journal « le Monde » a levé le voile, le 6 avril dernier, sur un document que des cadres internes avait transmis au comité éthique de la Bad. Dans ce rapport, ils accusent le président de la Bad de mauvaise gouvernance.

Pour être plus précis, il aurait eu des comportements contraires à l’éthique et aux antipodes du code de bonne conduite. Le rapport soutient, qu’il distribuerait les postes stratégiques de façon arbitraire, de même que les contrats de plusieurs millions de dollars. Les résultats de l’enquête menée par le comité éthique sur ces dénonciations sont très attendus. Ce comité dirigé par le japonais Takuji Yano est chargé d’investiguer aux fins de confirmer ou d’infirmer les révélations de ces lanceurs d’alerte au sein de la banque.

Le président sortant a sollicité les services du cabinet d’Elie Whitney Debevoise, pour l’assister sa défense. Ce dernier est un ancien directeur exécutif américain de la Banque mondiale entre 2007 et 2010 et qui exerce maintenant comme avocat et lobbyiste. Pour Akinwumi Adesina, ce ne sont que des allégations ‘’fallacieuses’’. Il a promis le lendemain des révélations faites par le journal français, dans un communiqué de presse, l’éclatement de la vérité. Il a souhaité qu’on laisse le comité éthique faire tranquillement ses investigations.

Mais dans un article publié le 30 avril 2020 et modifié le 2 mai par Le Monde, il est accusé, avec son avocat Debevoise, de faire obstacle à l’enquête, en se basant sur deux lettres de Me Debevoise à l’attention de M. Yano. Dans ces missives, l’avocat du Président de la Bad critique vertement les procédures du comité d’éthique, voire s’érige en donneur de leçon.

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