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Guillaume Soro, à l’école des étudiants de l’Institut universitaire d’Abidjan (IUA)SORO GUILLAUME KIGBAFORI·JEUDI 21 MARS 2019

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Echanges / Le Président du Comité politique, Guillaume Soro, à l’école des étudiants de l’Institut universitaire d’Abidjan (IUA)SORO GUILLAUME KIGBAFORI·JEUDI 21 MARS 2019

Le Président du Comité politique, l’honorable Guillaume Kigbafori Soro, député de Ferké-commune a échangé hier mercredi 20 mars 2019 avec une centaine d’étudiants de l’Institut universitaire d’Abidjan (IUA) à sa résidence de Marcory.

C’est dans une atmosphère détendue et conviviale que le Président Guillaume Soro, mêlé aux étudiants, a échangé sur plusieurs points d’ordre social, politique, économique, académique, et d’ordre juridique.

Au regard de la pertinence et de la spontanéité dans les questions, cette rencontre a été véritablement un exercice avant – coureur des confrontations orales qu’il devra affronter en période de campagne si jamais il est candidat à l’élection présidentielle de 2020.Mais avant ces échanges, en propos introductif Guillaume Soro a retracé devant les étudiants son parcours scolaire et estudiantin.

Du Primaire à Niellé à la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire ( FESCI) en passant par le Petit séminaire Saint jean de Katiola et le Lycée classique et moderne I de Bouaké où il a obtenu le Baccalauréat série A en 1992, Guillaume Soro a montré que d’une école primaire publique, il a pu en tant qu’élève studieux et responsable se faire une petite place au soleil. Il a donc exhorté les étudiants qu’il qualifie de futurs dirigeants de demain à cultiver l’excellence comme nos ainés notamment le Contre-Amiral Lamine Fadiga, le ministre Edjampan Tiémélé Amoakon ancien ‘’caïman’’ du Lycée classique de Bouaké et bien d’autres devanciers modèles de réussite.

Il a exhorté en outre les étudiants à s’intéresser à la gestion de la chose publique.

Plusieurs questions et préoccupations ont été par la suite posées au Président du Comité politique, qui a pris le temps et le soin de répondre à chacune d’elles.

Pourquoi Guillaume Soro a choisi de faire la politique ? Pour cette première question, le Président du Comité politique répond qu’il n’a pas choisi de faire la politique mais que c’est plutôt pour des questions de justice sociale qu’il a décidé de militer au sein du syndicat universitaire la Fesci et plus tard affuter ses armes pour le combat politique qui met au centre de la république l’homme, l’humain.

La quintessence et l’importance des questions posées par les étudiants de l’IUA nous imposent de vous les retranscrire.Entre autres questions posées : Quels sont vos objectifs politiques et votre vision pour une côte d’Ivoire meilleure ? Quelles similarités entre vous et le Président Français Emmanuel Macron ?

Répondant à cette dernière question, Soro a indiqué que la seule similarité évidente en lui et Macron, c’est bien la démission parce que pour lui, hormis leur jeunesse, il faut être courageux comme lui de démissionner du ministère de l’Economie et des Finances. Pour Guillaume, dira-t-il, le plus important ce n’est pas les postes et en revanche ce qu’il ne marchande pas, ce sont ses convictions, ses principes, ses valeurs.

Que représentent les jeunes filles pour vous ?

De nos jours nous assistons à un phénomène qui prend de plus en plus de l’ampleur, c’est la prostitution, à coté il y a l’excision, le mariage forcé et on parle même de tontine sexuelle, quelle stratégie pouvez-vous mettre en place pour freiner cela ?Pour moi, les jeunes filles représentent des princesses, a-t-il répondu d’entrée de jeu et de poursuivre ;

« Je suis personnellement favorable à la question du genre et ce n’est pas un discours poétique. Il faut que le discours politique soit en harmonie et en cohérence avec vos actes de tous les jours, je prendrai quelques exemples. Mon arrivée à la Primature, j’ai nommé comme chef de cabinet une dame que je ne connaissais pas Kouamé Flore et qui est directrice de cabinet aujourd’hui. Encore Premier ministre, j’ai nommé au Secrétariat général du gouvernement une dame Préfet, qui est maintenant Secrétaire général du gouvernement. Donc je ne dis pas que je suis favorable aux questions de genre seulement dans mes discours.

Quand j’étais Président de l’Assemblée nationale, j’ai essayé de faire la promotion de la femme. Actuellement j’appartiens à l’Assemblée au groupe parlementaire Rassemblement. J’ai proposé que nous puissions designer et élire une femme à la présidence, elle s’appelle Madame Trazéré Olibé Celestine.

Au sein du Comité politique que j’ai créé j’ai priorisé la parité, autant d’hommes que de femmes.Concernant l’excision qui est un problème de société, moi je viens du nord de la Côte d’Ivoire, effectivement cette pratique existait chez nous, je l’ai connue. Mais pour nous autres cette tradition disparaitra et doit disparaitre avec l’éducation qu’on donne.

De plus en plus l’école qui s’étend dans les villages et hameaux, on arrive à sensibiliser les élevés et les parents que ce n’est pas une pratique acceptable .Elle est même proscrite, interdite. Je pense qu’il faut zéro tolérance sur la question parce que ce n’est pas acceptable.Sur la question de la prostitution, c’est un phénomène plus complexe.

Je n’ai pas la solution. Pour moi le problème pourrait se trouver à la base. Le problème de la prostitution comme d’autres phénomènes de la société sont liés à la précarité, à la pauvreté donc aux politiques économiques qui sont mises en œuvre dans le pays. Pourquoi les jeunes filles se prostituent ? Ce n’est pas forcement pour le plaisir, imaginez une jeune fille qui quitte Tengrela qui vient à Abidjan, qui n’a pas de tuteur, qui n’a personne pour s’occuper d’elle, ça la fragilise. Ca la met dans une situation vulnérable et qui peut la pousser à glisser inexorablement vers la prostitution, ne serait-ce que pour se nourrir.

Je pense que le terreau favorable à ce phénomène, c’est la pauvreté… Mais je pense que si nous réussissons à mettre en œuvre des politiques économiques qui développement, qui permettent aux citoyens et particulièrement aux jeunes filles de s’épanouir et de se prendre en charge, nous aurons la possibilité de réduire ce phénomène…

Il faut créer l’environnement le cadre de vie idéale pour que les jeunes filles soient de moins en moins vulnérables… » a-t-il en substance répondu à cette question qui est très vaste.Ma question est d’ordre sociale parce qu’aujourd’hui je suis djoula, je suis bété, je suis agni, souvent on ne s’aime pas à cause des chapelles politiques.

Lorsque la classe politique fait ses discours, on l’impression que la société se sent écartée, ce sont des intérêts qui sont plutôt recherchés ; moi je voudrais savoir quelle est la politique que vous allez mettre en place pour réunir tous les ivoiriens autour de la mère patrie comme le Président Felix Houphouët-Boigny l’avait réussi avant ?

Pour qu’aujourd’hui le mot Paix soit sur toutes les lèvres des ivoiriens quelle que soit leur appartenance politique ou ethnique ?

Ma deuxième question c’est au niveau du sport parce qu’on a remarqué que lorsque nous allons à l’école c’est pour avoir un emploi et l’exercer plus tard, je vous informe que nous organisons la Ligue IUA que nous vous invitons à venir assister et qui regorge beaucoup de talents.

Je voudrais savoir à ce niveau quelle politique allez-vous mettre en place pour que le sport soit mis en avant en Côte d’Ivoire ?«

En réalité les différences ethniques, ce sont les hommes politiques qui ont utilisé tout cela pour nous diviser. Parce que moi au primaire, je ne connaissais pas l’ethnie de mon voisin de table.

Pour moi, nous sommes tous des ivoiriens. Malheureusement quand les hommes politiques échouent à donner du travail aux jeunes, à régler la question de la pauvreté, ils utilisent le sentiment et la fibre nationaliste pour diviser la société.

Parce que quand tu ne peux pas résoudre un problème, tu es obligé de déplacer ce problème (…) c’est pourquoi à l’époque je me suis levé pour dire non à la politique qui discrimine, qui ségrégue, qui divise et qui catégorise les ivoiriens. On est ivoirien, c’est tout, il n’y a pas de quart d’ivoirien, de 50 % ivoirien et d’ivoirien à 100% (…) Notre défi c’est justement de réussir à relever le défi que notre père fondateur Felix Houphouët-Boigny à faire un brassage pour qu’on soit le peuple ivoirien sans aucune distinction ethnique.

Mais d’autres pays ont réussi cela avant nous, ce qui me pousse d’ailleurs à être optimiste. Comment les Etats-Unis d’Amérique ont été formés ? C’est un nouveau continent qui a été colonisé par la Grande-Bretagne, les français s’y ont aussi été installé, en témoigne les dénominations françaises de certaines régions des Etats-Unis. C’est ce qu’on a appelé le Melting-pot, les américains sont venus de plusieurs colonisations mais ils ont réussi à faire un brassage et aujourd’hui les américains sont fiers d’eux.

Pourtant les populations américaines sont venus de l’Europe, de l’Afrique, les amérindiens. Regardez bien les Etats-Unis sont devenus une nation alors qu’ils sont venus de continents différents et eux tous se considèrent comme américains mais pourquoi nous qui sommes tous noirs ici on ne peut pas se considérer comme ivoiriens ? (…) c’est pourquoi je dis que nous pouvons réussir à bâtir le peuple de Côte d’Ivoire.Concernant le deuxième volet de ta question, déjà à l’époque, le Président Felix Houphouët-Boigny demandait qu’on privilégie le sport, pas seulement pour le sport mais le sport c’est d’abord la santé.

Et parmi les actions préventives pour améliorer la santé, il y a le sport et c’est pourquoi je comprends qu’à l’époque au collège, il y avait l’OISSU et donc le sport était donc promu dans les établissements. Et oui ! le sport prendra une place importante dans mon programme car on doit amener toute la population à faire du sport mais là où nous péchons, c’est que nous mémé qui le disons à longueur de journée dans nos discours, nous ne pratiquons aucun sport.

Donc, il faudra prêcher le modèle à l’exemple. Le jour où les ivoiriens verront les membres du gouvernement, les ministres, nous tous, tous les samedis faire du sport, ca va commencer à rentrer dans les habitudes. C’est pourquoi, si vous vous souvenez quand j’étais Premier ministre, une fois au Stade Houphouët-Boigny, j’ai dit à tous les ministres de venir jouer un patch de football pour intéresser la population à la question non seulement du soutien aux éléphants mais au sport. Ce jour-là vous avez vu les ministres avec ce que j’appelle les mousses de chocolat au lieu de tablettes de chocolat pour les footballeurs professionnels (rires).

Vous avez vu les ministres jouer au football, le Président de la République lui-même est descendu pour jouer avec nous. Il a même marqué un grand but (…) En tout cas ce sont des questions que nous notons, nous allons en temps opportun comme je l’ai dit revenir sur notre vision, notre projet de société, notre programme de gouvernement et ensemble nous allons élaborer le plan de développement »

Ensuite le modérateur a enregistré à la file plusieurs questions auxquelles le Président Guillaume Soro a tenu à répondre.Ci-dessous quelques-unes de ces questions :Question : Je voudrais savoir monsieur le Président pourquoi nous les jeunes devront adhérer à votre vision politique ? Que comptez-vous faire concrètement pour la jeunesse ?Question : J’aimerais savoir si vous comptez vous présenter aux élections présidentielles ?Question : Ma question est relative à la situation que les étudiants vivent en ce moment.

Nous sommes assez marginalisés par l’Etat si je peux m’exprimer ainsi, la FESCI a délogé des élevés hier des collèges, des écoles. En fait, je me demande pourquoi l’Etat fait la sourde oreille par rapport à ce problème.Question : On se rappelle, quand les militaires se sont soulevés et que les armes ont crépité, on a réglé leurs problèmes rapidement mais quand il s’agit de nous, nous que vous appelez affectueusement les futurs dirigeants du pays, l’avenir de la Côte d’Ivoire, je demande pourquoi l’Etat fait la sourde oreille.

Qu’auriez-vous fait à la place, par exemple du ministre de l’Education nationale ?Question : Vous militez pour la justice, pensez-vous qu’il puise avoir de justice sans paix ?Question : A la base j’avais une seul question mais avec la question du sport soulevé par mon frère, j’ai une proposition pour vous. Ma proposition pour le sport, c’est une proposition à double volet c’est-à-dire qu’elle va consister de permettre à des entreprises de s’implanter en Côte d’Ivoire mais en même temps permettre au sport de se développer. On demandera aux Entreprises de financer ou de sponsoriser le sport moyennant baisse d’impôt et comme ça, je pense que tout le monde est gagnant et l’Etat ayant assez de charges, va affecter ses fonds alloués à la Fédération à d’autres charges.

Donc voilà ma proposition pour le sport. Ensuite ma question est la suivante, étant donné que vous avez été Premier ministre et Président de l’Assemblée nationale, vous avez été à la tête, et dans l’Exécutif, et dans le Législatif, je voudrais poser une question essentiellement juridique, selon vous est-ce qu’il existe réellement en Côte d’Ivoire le principe de la séparation des pouvoirs ?Question : Etant donné que vous monsieur Soro Guillaume, aujourd’hui leader, vous êtes pour nous aujourd’hui un modèle, aujourd’hui je peux le dire, déjà à votre jeune âge et comparativement aux acteurs de la scène politique ivoirienne, vous qui avez été à de hauts postes de responsabilité dans ce pays et qui avez aujourd’hui quitté le tabouret pour un éventuel fauteuil, d’où tenez-vous cette ténacité ? D’où tenez-vous cette envie d’évoluer de vaincre parce que nous jeunes nous vous regardons, nous vous suivons, nous vous copions. Et nous aimerons savoir c’est quoi le moteur de vos ambitions ?Question : Excellence, vous parlez tout à l’heure de principes et valeurs, quels en sont les vôtres ? Ma deuxième question, c’est quels conseils pouvez-vous donner aux jeunes qui aspirent à une carrière politique ?Etc…

Ce sont autant de questions politiques de heute importance évoquées par les étudiants de l’IUA auxquelles le Président du Comité politique, l’honorable Guillaume Soro a répondues totalement pour certaines et partiellement pour d’autres du fait de la multitude des questions.

Il a promis rédiger un mémoire de ces échanges qu’il remettre à la direction de l’Etablissement universitaire privé qu’est l’Institut universitaire d’Abidjan (IUA).Pour clore la rencontre, Guillaume Soro a soumis ses amis étudiants de l’IUA à un autre exercice d’ordre académique, celui de répertorier au recto d’une feuille blanche les problèmes de la société à leur connaissance et au verso de la même feuille, déceler et inscrire des esquisses de solutions aux problèmes relevés au recto. Tout ceci sera étudié, analysé et compilé également dans un document par le Bureau du Comité politique dont deux étudiants de l’IUA font partie.

C’est dans une atmosphère détendue et conviviale que le Président Guillaume Soro, mêlé aux étudiants, a échangé sur plusieurs points d’ordre social, politique, économique, académique, et d’ordre juridique. Au regard de la pertinence et de la spontanéité dans les questions, cette rencontre a été véritablement un exercice avant - coureur des confrontations orales qu’il devra affronter en période de campagne si jamais il est candidat à l’élection présidentielle de 2020.

C’est particulièrement très heureux de ces échanges qu’a l’issue de cette rencontre, le Président Guillaume Soro s’est prêté volontiers aux séances photos, de selfies, de snapchat et de causeries demandées par les étudiants.Cette joie et cette satisfaction du Président du Comité politique, l’honorable Soro Kigbafori Guillaume sont visibles sur son compte twitter où sitôt la rencontre terminée, il s’est empressé de publier ses impressions :

« Content des échanges avec les étudiants de IUA! J’ai été impressionné par la maturité et le sens de la responsabilité. Nous avons évoqué l’avenir du continent Africain et de la Côte d’Ivoire. Les étudiants ne m’ont pas oublié, mon sac de riz était au RDV. Nous avons aussi fait des Snapchat. Bel après-midi fantastique avec les dirigeants ivoiriens de demain »

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