INVESTITURE D’ALASSANE OUATTARA : LA DÉPUTÉE FRANÇAISE, FRÉDÉRIQUE DUMAS LANCE ”LE PROCÈS ” DE MACRON EN FRANCE

Ecrit le 15 décembre, 2020
Tel que prévu, le Gouvernement Français s’est fait représenter ce Lundi 14 Décembre, à l’investiture d’Alassane Ouattara, déclaré vainqueur par la cour constitutionnelle à l’issue du scrutin présidentiel controversé du 31 Octobre 2020.
Soutien affirmé au 3ème mandat du candidat du RHDP, le chef de la diplomatie Française, Jean-Yves Le Drian, était à Abidjan dans le cadre de cette cérémonie, pour marquer l’approbation de l’état Français, à ce 3ème mandat que l’opposition Ivoirienne continue de dénoncer comme étant contraire aux dispositions constitutionnelles.
Si le soutien de l’état Français à ce 3ème mandat, est très mal perçu du côté des opposants Ivoiriens, en France également, la présence de Jean-Yves Le Drian à cette cérémonie d’investiture, suscite des grincements de dents.
48 heures avant l’événement, le 12 Décembre, la députée des Hauts-de-Seine, Frederique Dumas, par ailleurs, membre de la Commission des affaires étrangères au parlement Français, adressait une correspondance au chef de l’état Français, Emmanuel Macron, dans laquelle elle relevait les incohérences de la diplomatie Française dans la gestion des dossiers électoraux brûlants de ces derniers mois en Afrique, et en particulier, en Côte d’ivoire.
Après avoir rappelé les tensions ayant marqué cette période électorale, avec son corollaire de morts et d’exactions, ainsi que les nombreux manquements du gouvernement Ivoirien dans l’application des décisions de justice internationale, prononcées dans les cas Guillaume Soro et Laurent Gbagbo, elle met le locataire de l’Élysée devant ses responsabilités : ” Pourquoi dans de telles conditions avez-vous tenu à adresser une lettre personnelle de

félicitations

à Monsieur Alassane Ouattara le remerciant, je vous cite : « pour l’échange plein d’espoir que nous avons eu dès le dimanche de ta réélection et le travail de réconciliation et de renouvellement que tu vas mener » ?

Est-il du rôle du Président de la République de la France de donner, dans le cadre d’une interview au Journal Jeune Afrique, une interprétation purement personnelle des raisons pour lesquelles il aurait été légitime pour Monsieur Alassane Ouattara de briguer un troisième mandat que n’autorise pourtant pas la Constitution car « il a considéré qu’il était de son devoir d’y aller et de ne pas reporter les élections » et que vous avez « entendu ses arguments et ses inquiétudes ».
Est-il dans le rôle du Ministre de l’Europe et des Affaires étrangères d’affirmer à son tour lors de l’une de ses auditions par la Commission des Affaires Etrangères que du fait d’un « cas de force majeure », le décès du premier ministre candidat, « les élections en Côte d’Ivoire ne pouvaient pas être décalées » alors que la conclusion exactement inverse aurait tout autant pu être tirée et faire l’objet d’un travail de consensus ?”.
Des interrogations qui empoisonnent de plus en plus le débat politique en France, où Emmanuel Macron et son ministre des affaires étrangères, continuent de se faire acculer par des élus sur le soutien apporté par la France au 3ème mandat d’Alassane Ouattara.
Pour l’heure, les autorités Françaises, avec à leur tête, Emmanuel Macron maintiennent leur position dans ce procès que leur font ces acteurs politiques Français, mettant en avant la candidature par contrainte d’Alassane Ouattara, déboussolé selon Paris, par la perte subite de son dauphin désigné, Amadou Gon Coulibaly.
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