La Côte d’Ivoire au bord de la guerre civile

La Côte d’Ivoire au bord de la guerre civile

Depuis début août, il y a une confrontation ethnique avec, d’un côté, les Ivoiriens du Nord qui soutiennent la candidature d’Alassanne Ouattara. Et de l’autre, ceux du Sud, dans l’opposition.

L’investiture du président Alassanne Ouattara pour un troisième éventuel mandat a conduit à de nouvelles violences le week-end dernier. Elles ont fait au moins deux morts à Divo, à 200 kms au nord-ouest d’Abidjan.

Les affrontements du week-end sont, pour la plupart, dus aux discours communautaires utilisés par certains politiques. Des discours pas nouveau. Mais encore plus inquiétants aujourd’hui estime le sociologue, Rodrigue Koné qui prend pour exemple les crises de 2010 ou 2002.
Guerre inte-rethnique

« Je sens les choses dégénérées », s’alarme Sylvain N’Guessan, analyste politique et directeur de l’institut de stratégie d’Abidjan. « Malheureusement il y a une confrontation ethnique avec, d’un côté, les Ivoiriens du Nord qui soutiennent la candidature d’Alassanne Ouattara, et de l’autre, ceux du Sud, dans l’opposition. On n’est pas loin à mon avis d’une guerre civile. »

Pour Rodrigue Koné, beaucoup de communautés opposées n’ont plus aujourd’hui de représentation sécuritaire ou militaire. « Le gros risque, c’est que, suite à la crise de 2010, ces communautés se soient préparées. Il n’y a pas eu de véritable désarmement après 2010, pas de réconciliation véritable. Donc la belligérance de 2010 continue mais cette fois-ci avec une dissémination des armes ». Indique-t-il à nos confrères de la Deutsche Welle.
Arrêter la spirale de la violence

Au moins dix personnes sont mortes dans le pays depuis le début des contestations violentes. Mahamadou Kouma est le coordinateur national de la Convention de la Société Civile Ivoirienne (CSCI). Il veut croire que la Côte d’Ivoire n’est pas au bord d’une nouvelle crise. « L’Ivoirien n’aime pas la violence et personne n’a envie de revivre ce qu’il s’est passé », assure-t-il.

Pour tenter d’amener les jeunes au dialogue, lui et ses équipes sont en train d’analyser les discours des candidats. « C’est la démocratie, il faut se battre sur les programmes et la rhétorique, pas dans la rue », insiste-t-il.

Quels que soient les candidats, il faut déjà et rapidement un dialogue et un accord de tous sur le déroulement du processus électoral. C’est le minimum pour éviter un nouveau chao pour le peuple.

source : mondeactuel.net

Publicités

JN