Mandat d’arrêt contre Guillaume Soro : Le complot du siècle éventré à Arusha

Mandat d’arrêt contre Guillaume Soro : Le complot du siècle éventré à Arusha

Que reste-t-il encore de crédible à ce régime après le passage de ce mémorable tsunami venu d’Afrique de l’Est ? Au mieux, pas grande chose. Au pire, rien du tout. En effet, poursuivi sur les bords de la Lagune Ebrié par le parquet de Côte d’Ivoire, depuis le 26 décembre 2019, Guillaume Soro, président de Générations et peuples solidaires (GPS), candidat à l’élection présidentielle d’octobre 2020 vient d’être lavé et même blanchi sur les bords de l’océan indien par la Cour africaine des droits de l’Homme et des peuples (CADHP) à Arusha en Tanzanie.

La Cour africaine a ordonné, ce mercredi 22 avril 2020, la suspension du mandat d’arrêt international lancé par le procureur Richard Adou contre Guillaume Soro et au surplus a exigé la libération des prisonniers politiques issus du mouvement de l’ancien président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire. En prenant cette décision historique, la Cour africaine des droits de l’Homme et des peuples vient d’éventrer un complot honteusement ourdi par un régime aux lendemains incertains qui ne croit plus en ses propres forces mais qui compte se maintenir au pouvoir par des entourloupes judiciaires grâce à l’œuvre maléfique de juges iniques contre un homme, un candidat qui fait réellement peur.

Guillaume Soro l’a toujours clamé. Il est un homme de conviction, il a le courage de ses idées. Mais surtout fidèle à sa parole donnée. C’est pourquoi, le leader de GPS a refusé de s’associer à la mascarade au pouvoir pour se mettre au service de son peuple. Depuis, il est devenu l’homme à abattre, le candidat à éliminer pour s’accaparer du pouvoir.

Ce jeudi 26 décembre 2019, Richard Adou, procureur de la République au service d’une cause personnelle plutôt que de la justice, allait réunir ses éléments pour l’accabler. Devant des journalistes stupéfaits, les chefs d’inculpation, les preuves apportées, les arguments avancés et même l’expression de son visage achevaient de dévoiler un complot cousu de fil blanc et qui ne faisait plus aucun doute dans l’esprit de la communauté ivoirienne et internationale. Avec pour seul objectif, empêcher Guillaume Soro, le ‘’sauveur’’ de nombre de ceux qui mangent actuellement au restaurant du RHDP, de se présenter à la présidentielle. Il est finalement contraint à l’exil.

Mais à la Cour africaine des droits de l’Homme et des peuples que Guillaume Soro a saisie par le biais de ses conseils, les juges sont soumis à l’autorité de la loi. Ils doivent dire le droit quelle que soit la qualité des parties. Et c’est là que les comploteurs d’Abidjan vont être humiliés. Les arguments des avocats du régime ne résistent pas à la sagacité des juges d’Arusha. Les preuves fabriquées par Richard Adou sur les bords de la Lagune Ebrié sont littéralement balayées par la Cour africaine. Ainsi rabaissée et humiliée, que reste-t-il de cette justice ivoirienne ?

En effet, en rendant une telle décision, les juges de la Cour africaine viennent de restituer la vérité dans son contexte. Il n’y a pas de tentative de renversement ni de déstabilisation d’un régime. La justice d’Alassane Ouattara a tout simplement fait du faux. 

Mais au-delà de cette décision, la Cour africaine vient de révéler la vraie image de la justice ivoirienne sous le pouvoir d’Abidjan. Une justice aux ordres, partiale et non indépendante, bras séculier du régime RHDP au pouvoir.

Quant à Guillaume Soro, il vient de remporter une victoire juridique, politique et diplomatique historique, la victoire du droit et de la vérité. Dieu a combattu pour lui. Le président de Générations et Peuples Solidaires a simplement été victime d’un zèle inutile d’un procureur qui a décidé d’hypothéquer sa carrière professionnelle en la liant au destin d’un homme. Mais l’humiliation du régime RHDP est loin de connaître une fin. Les Ivoiriens peuvent espérer encore une autre victoire dans l’affaire relative à la réforme de la Commission électorale indépendante (CEI) encore pendante devant la Cour africaine.

Pierre Alex Menant

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