Présidentielle 2020 en Côte d’Ivoire : pourquoi « ces élections n’auront pas lieu »

La présidentielle d’octobre 2020 en Côte d’Ivoire n’aura pas lieu pour Mamadou Traoré, proche de Guillaume Soro. Il donne des explications.

Après le Président français Macron, après les États-Unis, après l’Union Européenne, après l’ONU qui demandent au gourou du Restaurant d’organiser des élections où tous les grands protagonistes politiques y soient candidats, ce dernier vient d’être interpellé par l’International Crisis Group.

Cette influente ONG internationale à but non lucratif créée en 1995, dont la mission est de prévenir et d’aider à résoudre les conflits meurtriers grâce à un travail de recherche sur le terrain, des analyses et des recommandations indépendantes, demande au gourou du Restaurant de reporter les élections car tel qu’elles se présentent, elles risquent de déboucher sur des troubles.

C’est pourquoi j’avais alerté que si on n’y prenait garde, le sang risquerait de couler.
International Crisis Group est allé dans le même sens que moi. Quand je l’avais dit, il s’est trouvé des mendiants du Restaurant qui m’ont traité de tous les noms.

Je rappelle également que par quatre fois, la Cour Africaine des Droits de l’homme a débouté l’Etat de Côte d’Ivoire sur les affaires qui l’opposent à Guillaume Soro, à Laurent Gbagbo et à l’opposition. Le gourou du Restaurant a décidé de ne pas appliquer les arrêts de cette Cour.

Son Directeur Exécutif a dit que la Communauté Internationale n’a pas à imposer à la Côte d’Ivoire, qui est un pays souverain, ses instructions.

Guillaume Soro vient d’appeler cette même Communauté Internationale à prendre des mesures ciblées contre le gourou du Restaurant et certains de ses ouailles en épargnant la population.

Le gourou du Restaurant continuera t-il dans sa défiance vis à vis de cette communauté internationale qui a contribué à défendre ses droits d’être candidat et à le porter au pouvoir ?

Ai je besoin de lui montrer la force de cette Communauté Internationale qu’il défie aujourd’hui ?
Je rappelle qu’il a sollicité cette même Communauté Internationale, dont le PNUD et l’Union Européenne, à financer les élections qu’il veut organiser.

Le mode d’organisation de cette élection que cette Communauté Internationale décrie.
Et à ce jour les cartes d’électeurs et les nouvelles cartes nationales d’identité qu’on nous a fait payer à hauteur de 5000 f, malgré les plaintes des ivoiriens, ne sont pas encore tous distribuées.

Notre pays est-il prêt à organiser les élections le 31 Octobre 2020? Sans financement extérieur à ceux qui proclament urbi et orbi leur souveraineté, notre pays pourrait-il organiser des élections crédibles ? J’en doute. C’est pourquoi, il serait suicidaire d’aller à des élections contestées par tous.

Et que le gourou du Restaurant sache que s’il gagne une telle élection où il sera en compétition qu’avec KKB dont on connaît le poids politique, il sera un Président mal élu qui n’aura aucune légitimité.

Et qu’il se souvienne de comment ont fini ses prédécesseurs qui ont manqué de légitimité après leur élection.
Mais comme ces élections n’auront pas lieu, je ne fait qu’alerter le gourou du Restaurant et ses ouailles sur les dangers qu’ils font peser sur la tête des ivoiriens dans leur entêtement à vouloir coûte que coûte organiser une élection contestée par tous.
Élection contestée même par la majorité de ceux qui ont été choisis par le gourou du Restaurant pour aller en compétition avec lui.

Ne dit-on pas que Jupiter rend sourd et aveugle ceux qu’il veut perdre ? Il en est ainsi pour le gourou du Restaurant.
Dieu voulant le perdre, le rend sourd et aveugle.

Tout ce que je demande à Dieu, c’est d’épargner les innocents dans la folie meurtrière du gourou du Restaurant et de ses ouailles. Sinon, nous sommes vraiment mal barrés.

Et nous nous sommes cruellement trompés sur le gourou du Restaurant qui nous avait séduit avec ses états de service.
Je constate malheureusement qu’il ne nous a vendu que des illusions.

Que Dieu nous pardonne pour le combat que nous avons mené pour lui en croyant naïvement qu’une fois au pouvoir, il fera de notre pays un État de droit et un pays démocratique.

Hélas, mille fois hélas, nous nous sommes cruellement trompés. Que Dieu nous le pardonne.

auteur : Mamadou Traoré

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