Procès de GBAGBO: “Mme La Procureur Bensouda, tentative de diversion inacceptable !” Par Raphaël DAGBO

Non contente que son institution la CPI ait construit et organisé illégalement le transfèrement du Président Laurent Gbagbo ; non contente d’avoir exigé et obtenu la confirmation de charges dont le monde entier sait aujourd’hui qu’elles n’ont jamais existé ; non contente d’avoir fabriqué grossièrement des preuves en allant jusqu’à en chercher au Kenya, très loin de la Côte d’Ivoire, sans qu’aucun lien n’existe entre ce pays et la crise ivoirienne ; non contente d’avoir orchestré une instruction uniquement à charge ;

non contente enfin d’avoir ridiculisé la CPI dont la vocation originelle était de rechercher les véritables instigateurs de crimes qui sinon pourraient rester impunis, madame Fatou Bensouda a cité à la barre des témoins déroutants.Ils ont rendu vaines ses accusations en innocentant quasiment les prévenus M. Laurent Gbagbo et M. Charles Blé Goudé.

Elle a ainsi fait étalage d’une incompétence jamais égalée en la matière. C’est tout naturellement que les juges ont sanctionné son montage accusatoire par un acquittement et un ordre de mise en liberté immédiate des prévenus. C’est qu’à la vérité, les vrais instigateurs et les acteurs des tueries post-électorales n’étaient pas ceux qui étaient dans le box des accusés.

Tous ces errements et le résultat logique qui en ont découlé au demeurant auraient pu suffire à un vrai procureur uniquement préoccupé par la recherche de la Vérité judiciaire en arrêtant là les frais financiers et humains mais aussi moraux. Au lieu de cela, madame la procureure s’entête à utiliser le pouvoir qui lui est donnépour châtier par simple plaisir à l’évidence… au point de ne se gêner aucunement à en abuser,

demandant encore et encore que davantage de temps lui soit donné.Elle l’avait fait lors de la confirmation des charges; elle le réclame encore aujourd’hui. Pourquoi ? Seull’avenir nous révèlera quels intérêts personnels cachés motivent cet acharnement qui la pousse ainsi à desservir la JUSTICE qu’elle était pourtant censée servir.

En réalité le drame dont elle est l’instrument et l’actrice à la fois se joue ailleurs au cœur même de l’institution CPI. Il se confirme en effet que le Président Laurent Gbagbo et le Ministre Charles Blé Goudé ont été constitués prisonniers puis otages du système politico-financier d’intérêts étatiques et/ou personnels coalisés. Madame Bensouda en est sans doute l’instrument consentant. Dès lors, en multipliant les procédures tout aussi absurdes les unes que les autres, son objectif n’est pas de travailler à l’éclosion de la Vérité judiciaire que tout le monde connaît désormais.

Elle prolonge autant que possible cette situation paradoxale où M. Laurent Gbagbo et M. Charles Blé Goudé ne sont ni enfermés derrière les murs d’une prison physique, ni tout à fait libres de leurs mouvements ou de leur expression. C’est cela qui est révoltant parce que proprement malhonnête et hypocrite.Tout se passe comme siLaurent Gbagbo etCharles Blé Goudé n’avaient aucun droit.

Or nous savons tous et Madame Bensouda la première en principe, que la présomption d’innocence et les droits du prévenu sont les deux données essentielles qui fondent la crédibilité d’une justice quelle qu’elle soit. A l’analyse, Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé semblent payer les dissensions à l’intérieur de ce système CPI qui s’est depuis longtemps égaré quelque part entre justice et intérêts politiques à peine cachés.

En quasiment huit ans d’atermoiements, de rebondissements de toutes sortes mais aussi de contradictions voulues, nous avons compris que la CPI est traversée par une ligne de fracture. Celle-ci divise juges, avocats, procureur et politiques intéressés mais tapis dans l’ombre du cynisme révoltant.

Les uns veulent servir la JUSTICE en renvoyant purement et simplement chez euxM. Laurent Gbagbo et M. Charles Blé Goudé reconnus innocents ; les autres au contraire espèrent désespérément trouver une virgule ou un minuscule soupçon qui les condamnerait définitivement. Ces derniers agissent comme gribouille qui cherche sa clé là où se trouve la lumière alors qu’il sait pertinemment que ce n’est pas à cet endroit qu’il l’a égarée.

Le moment est venu pour que les Ivoiriens prennent enfin leur responsabilité sur le sol de leur pays pour montrer concrètement àla communauté internationale qu’ils n’acceptent plusque madame Bensouda et compagnie transforment leur patience en fureur. Il y a un besoin impérieux de vraie paix et pas de paix armée comme maintenant dans ce pays.Une réconciliation sincère est seule susceptible de l’éloignerdu précipice qui se profile avec des élections à venir qui, dans les conditions actuelles, sont grosses d’un chaos quasiment annoncé.

La présence et la contribution de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé sont décisives dans ce préalable incontournable qu’est la réconciliation, parce que tous les Ivoiriens ont fait la terrible expérience d’une élection sous la menace des armes. Ils savent plus que personne qu’une élection ne fait pas la paix. Il est temps de réclamer et d’exiger légitimement la mise en liberté totale et immédiate de ces personnes ACQUITTEES. C’est urgent…, c’est indispensable !

Une contribution de Raphaël DAGBO

Président de l’Association des Amis de Laurent GBAGBO

Par Ivoirebusiness

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